Les formations obligatoires pour les infirmiers

Un infirmier est ce professionnel de la santé dont l’importance n’est point moindre que celle des autres corps dudit domaine. C’est la raison pour laquelle il doit véritablement s’armer afin de mener à bien sa mission, qui n’est rien d’autre que celle de soigner et de s’occuper des malades sous la direction d’un médecin. Et alors qu’on en parle, son armement passe entre autres par les différentes formations qu’il doit suivre, afin de cerner les contours et les subtilités de sa profession. Dans ce cadre, voici les 2 formations a priori obligatoires qu’il doit suivre pour mieux s’affirmer.

Une formation en sciences infirmières

Un passionné qui entend faire carrière dans le domaine de l’infirmerie doit justement suivre une formation en bonne et due forme, afin d’acquérir les bases requises. À ce sujet, il doit passer par un Institut de Formation en Soins infirmiers.

Ce qu’est un IFSI

Un Institut de Formation en Soins infirmiers, tel que l’indique clairement le nom, est une école qui forme les infirmiers. Il dispense une formation purement professionnelle, avec pour objectif de produire des personnes prêtes à intégrer le monde du travail. Et étant donné qu’ils sont plusieurs, ces établissements sont tous agréés et dépendent du ministère de la Santé.

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C’est d’ailleurs au nom de cette dépendance qu’à l’issue de la formation, les étudiants obtiennent le Diplôme d’État d’Infirmier (DEI) co-délivré par ce ministère de tutelle et celui de l’Enseignement supérieur. Pour l’autre précision, le DEI en question équivaut au grade de licence (bac+3), et c’est cela même qui permet à un étudiant de poursuivre ses études avec un Master ou un doctorat s’il l’entend.

Par ailleurs, il faut aussi noter que cette formation initiale de l’infirmier peut être complétée par d’autres formations non obligatoires à l’instar de la formation pour les IDE.

Le processus d’intégration dans un IFSI

Dans l’optique de garantir le plus d’emplois à leurs jeunes diplômés, les IFSI se voient instaurer des quotas d’étudiants. C’est donc en raison de ce motif qu’ils effectuent une sélection sévère pour ne retenir que les étudiants qu’ils jugent qualifiés à intégrer leur formation. Ainsi, depuis quelques années, ​​il n’est plus vraiment question de passer un concours pour devenir infirmier.

Les conditions d’admission des bacheliers en IFSI

En plus de la nécessité pour les bacheliers de candidater via un canal défini, ces derniers doivent répondre à certaines conditions pour être éligible. Ils doivent entre autres avoir 17 ans révolus le 31 décembre de l’année d’entrée en formation, et réussir au baccalauréat ou à un autre titre équivalent.

Les conditions d’admission des personnes actives en IFSI

En dehors des bacheliers, il est tout de même possible pour les personnes actives de s’inscrire dans un IFSI, mais sous deux conditions. Mais bien avant, il faut comprendre par personnes actives, celles en activité, celles en recherche d’emploi ou celles relevant de la formation professionnelle continue (FPC). Revenant maintenant aux conditions, il s’agit :

  • des années d’expérience professionnelle qui doivent être de 3 au minimum et dont ces personnes doivent témoigner ;
  • de la nécessité pour ces derniers d’avoir cotisé 3 années à un organisme de protection sociale de leur pays.
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Le coût d’une formation en IFSI

Dans les instituts publics aussi bien que pour une licence dans une université classique, le coût de la formation infirmier par an est le même. C’est dire que les étudiants débourseront au plus 200 euros par an pour leurs droits d’inscription, montant auquel les frais engendrés par l’achat du matériel pourraient s’ajouter.

À signifier que les formations d’infirmiers peuvent sous certaines conditions être assurées par le Conseil Régional et par l’employeur dans le cadre d’une alternance.

Pour ce qui est des étudiants boursiers, ils bénéficient d’une exonération totale ou partielle du coût de la formation. Mais cela dépend beaucoup plus quand même du type d’établissement.

Le Développement Professionnel Continu (DPC)

Le DPC est un programme obligatoire individuel qui s’inscrit dans une dynamique permanente. Il répond à des objectifs et présente des avantages. C’est la raison pour laquelle un auxiliaire médical libéral qui ne le suit pas est sujet à bien de déconvenues.

Objectifs et avantages du DPC

Le DPC est ce programme qui a pour objectifs :

  • d’évaluer et d’améliorer les pratiques professionnelles et de gestion des risques par les infirmiers ;
  • de maintenir et d’actualiser les connaissances ainsi que les compétences des professionnels concernés ;
  • de se pencher sur les questions de grand intérêt de santé publique.

Ainsi, les soignants ont le privilège de participer à un programme commun annuel dans les établissements dédiés à la cause. Et pour ce que cela peut valoir, il faut préciser que ledit programme colle généralement aux recommandations nationales.

Dès lors, les organismes collecteurs ou les établissements (privés comme publics bien évidemment) assurent eux-mêmes le financement des formations en question. Et surtout, une attestation est délivrée en fin de parcours pour chaque formation suivie.

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C’est sans oublier que l’employeur reçoit une copie de ladite attestation, et pour ce qui concerne les libéraux, c’est à l’Agence régionale de santé (ARS) qu’elle est envoyée.

Les déconvenues pour un infirmier qui ne suit pas un PDC

Lorsqu’un auxiliaire médical libéral ne suit pas un DPC, il est susceptible de s’expliquer devant le directeur de l’ARS. Au motif, il sera question pour cette autorité d’apprécier si la méconnaissance par le professionnel en tort de son obligation de PDC peut lui causer d’ennui dans l’exercice de sa profession.

En dehors du directeur de l’ARS, le même auxiliaire pourrait également s’expliquer devant un collège de trois professionnels. Ainsi, le collège constitué aura pour mission d’établir un rapport motivé.

C’est donc sur la base dudit rapport que le directeur général va apprécier s’il y a lieu de saisir le représentant de l’État territorialement compétent par rapport à la situation de l’intéressé. L’objectif de cette démarche est qu’il mette en œuvre les mesures de police administrative relevant de sa compétence.

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